La question est légitime : les impôts locaux pèsent sur les ménages, et chaque euro public doit être justifié. Mais regardons ce que représente le Top :
pour le contribuable dignois, l’effort reste modeste : les 250 000 € déjà versés par la Ville représentent environ 15 € par habitant, une seule fois, pour un équipement qui servira des décennies [population retenue, environ 16 000 habitants] ;
le Top ne crée pas d’impôt nouveau : la Ville n’emprunte pas pour lui, ne paie pas ses salariés et n’entretient pas son bâtiment. C’est la coopérative qui porte tout cela ;
l’essentiel vient d’ailleurs : l’État, la Région et les fonds nationaux (Fonds vert, FNADT, CNM) financent la plus grande part. Ces crédits sont attribués par demande de subvention : si Digne n’en profite pas, ils financeront des projets dans d’autres villes ;
le vrai risque pour l’impôt, c’est la friche : un bâtiment abandonné en plein centre finit toujours par coûter à la collectivité (mise en sécurité, rachat, démolition), sans rien rapporter.
Bien dépenser l’argent public, ce n’est pas dépenser le moins possible : c’est ne pas gaspiller ce qui a déjà été investi. Chaque euro mis pour finir le Top protège les près de 3,5 M€ déjà engagés.